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Liste des articles de presse consacrés à ce CD :
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- « Luc Ferry – Philosophie du temps présent » par France Inter
« L. Ferry propose une philosophie du temps présent qui renouvelle la conception des valeurs et dessine une forme inédite de spiritualité laïque. »
par Yves CALVI – FRANCE INTER
« Agrégé de philosophie et de sciences politiques, docteur d’Etat en sciences politiques, Luc Ferry mène d’abord une carrière d’enseignant et de philosophe. Entre 1984 et 1985, il publie les trois tomes de sa ‘Philosophie politique’, dont il écrit le dernier avec Alain Renaut. Cette collaboration se poursuit notamment avec, ‘La pensée 68 – Essai sur l’antihumanisme’ et ‘Système et critique’ en 1985, et avec ‘Heidegger et les modernes’, en 1988. En 1992 paraît ‘Le nouvel ordre écologique – l’arbre, l’animal et l’homme’, traduit en plus de quinze langues, qui lui vaut le prix Médicis essais ainsi que le prix Jean-Jacques Rousseau. Intellectuel très médiatisé, il mène en parallèle une carrière politique discrète avant d’entrer au gouvernement en mai 2002, à cinquante et un ans, en tant que ministre de la Jeunesse, de l’Education et de la Recherche. Il préside en effet depuis 1994 le Conseil national des programmes et participe en 1997 à la commission présidée par Pierre Truche pour la réforme de la justice. Après la refonte ministérielle de mars 2004, lors de laquelle il quitte ses fonctions, il est nommé président délégué du conseil d’analyse de la société (CAS) et entre au Conseil économique et social. » |
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- « Donner un sens à sa vie dans un monde globalisé » par Page
« Dans une série de trois CD intitulée « Philosophie du temps présent », Luc Ferry tente d’offrir à ses auditeurs quelques pistes aptes à « donner un sens à sa vie dans un monde globalisé ».Constatant que peu d’Occidentaux sont prêts, aujourd’hui, à mourir pour la patrie, Dieu ou la révolution, mais que des parents se sacrifieraient sans problème pour sauver leurs enfants — ça c’est vu ! —, le philosophe s’interroge sur l’émergence d’une nouvelle figure du sacré, « un sacré désormais incarné dans l’humanité. » »
Par PAGE
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- « Comment donner un sens à sa vie ? » par Revue des Médiathèques
Deux coffrets de 3 CDs. « Philosophie du temps présent » répond à la question suivante : « Comment donner un sens à sa vie ? » dans un monde globalisé, informatisé, dont nous ne parvenons plus à dominer les soubresauts. Les valeurs de patrie, de Dieu et de révolution s’étant effondrée avec la fin du XXème siècle (qui voudrait encore mourir pour ces causes ?) dans quoi est-il possible de se retrouver ? Le sacré n’est-il pas présent, caché, dans l’humanité ? Quant au coffret sur le christianisme, il revient sur la part de cette doctrine religieuse dans le fonctionnement de la pensée moderne, plutôt cartésienne. Luc Ferry s’attache à montrer comment le christianisme a mis en place une « doctrine du salut et de la vie bonne » si essentielle aujourd’hui dans quelque perspective que l’on se place. Deux coffrets intéressants.
Lucas FALCHERON – REVUE DES MÉDIATHÈQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES
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- Interview de Philippe Gildas
« P.G. : La vie bonne, c’est le bonheur ?
L.F. : Non, ce n’est pas le bonheur parce que l’idéal des premiers grands penseurs grecs était la vie bonne. Dans la tradition occidentale, la philosophie commence globalement en Grèce au 5e ou 6e siècle avant J-C., autour d’Athènes. Les plus grands philosophes grecs, qui sont des héritiers d’Homère – tout est dans L’Odyssée d’Homère – avaient cette idée. Pour résumer, il y a deux conditions de la vie bonne : premièrement, la victoire sur les peurs. Le sage est celui qui parvient à vaincre les peurs et qui accède donc à la sérénité. La sérénité n’est pas le bonheur. C’est autre chose. Le bonheur, ça n’existe pas. On a des moments de joie, on a des moments de bonheur mais on n’a pas le bonheur. Ça n’est pas un moment stable et durable. En revanche, la victoire sur ses peurs, la sérénité, c’est quelque chose à quoi tendait la philosophie, comme amour de la sagesse. Deuxièmement, pour les Grecs, Epicuriens ou Stoïciens, l’idée qui donne un contenu à cette notion de sérénité et venant également de L’Odyssée d’Homère, est qu’il y a deux grands maux qui pèsent sur la vie humaine : le passé et le futur. En fait, le passé nous tire constamment en arrière, soit qu’il ait été heureux et nous sommes dans la nostalgie. Sentiment très puissant, on regrette le temps où nous étions heureux, où nos parents étaient encore en vie, où nous étions avec tel homme ou telle femme, où nous étions à tel endroit et nous étions heureux. Quand il a été malheureux, le passé nous tire aussi en arrière, par des sentiments très puissants qui sont les regrets, les remords, les culpabilité qui nous réveillent la nuit, et on essaie de corriger le tir. Quand on abandonne le passé, pensaient ainsi les premiers grands philosophes grecs, on se précipite dans les mirages du futur et on s’imagine que cela ira mieux après, quand on aura changé de coiffure, de chaussures, de voiture, de mari, de femme, de maison, que sais-je encore ? Alors qu’au bout il y a toujours la mort. »
Par Philippe Gildas – © BRAND’S
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- « La relecture de ces mythes délaissés nous invite à une spiritualité laïque » Le Monde des Religions
« Dieu est mort. Et alors ? Plus personne ne croit en la nation, en la révolution. Et alors ? Ferry le libéral croit, après le siècle des idéologies dont nous sommes en deuil, en « l’émergence d’une nouvelle forme de sacré » : l’amour ou « l’hypersentimentalité » érigés en loi de société. Il est catégorique : « Une chose est sacrée lorsqu’on peut se sacrifier pour elle. Et nous ne saurions plus désormais capables que de nous sacrifier pour l’autre. » Ainsi, après l’ère de la famille bourgeoise, qui inaugura le temps de la transgression et du bordel, nous entrons, avec Ferry, dans l’ère du mariage d’amour et qui permettra (qui sait ?) une réconciliation de l’homme et du cosmos. La relecture de ces mythes délaissés nous invite à une spiritualité laïque. Une doctrine du salut à hauteur d’homme : il y a du chaos en chacun de nous (le laid Dionysos ne fait-il pas partie de l’Olympe ?), mais si l’homme choisit de ne pas céder aux avances de Calypso, il pourra être heureux sur terre… »
par Sibylle FOUILLAND & Jennifer SCHWARZ – LE MONDE DES RELIGIONS |
- « Ferry défend la vision d’une spiritualité laïque. » par Le Nouvel Observateur
« Trois événements ont, selon lui, caractérisé le XXe siècle. En premier lieu, la déconstruction des valeurs initiée par Nietzsche jusqu’à Heidegger et Derrida. Cette démolition, parfois géniale, des traditions s’est traduite en art et en politique par le phénomène des avantgardes et, sur le plan social, par l’émergence d’un type humain nouveau : le bohème. Rapins, « fumistes », hippies se veulent les ennemis jurés du bourgeois et de ses conventions. Mais, deuxième élément marquant, les bohèmes « n’ont été pour l’essentiel que le bras armé du capitalisme mondialisé, l’instrument de la réalisation parfaite de la société de consommation ».
Luc Ferry montre comment Mai-68, en arasant l’autorité et les tabous, a permis l’émergence de l’individu consommateur, affamé de nouveautés, aussi vite appâté que lassé. Sous les pavés, non pas la plage mais la Bourse, le marché. Il note la connivence entre les grands capitaines d’industrie, comme François Pinault, et l’art contemporain le plus en pointe, les uns et les autres soucieux d’innover dans la bataille de la globalisation. Enfin, troisième trait, l’invention du mariage d’amour qui fait de l’affection le ciment de la cellule conjugale et familiale. Si nul, en Europe du moins, n’est prêt à mourir pour Dieu, la Patrie ou la Révolution, la figure du sacré s’incarne désormais dans l’être aimé. C’est pour protéger ceux que nous chérissons que nous pourrions aller jusqu’au sacrifice suprême.
Pour en arriver là, il a fallu que le salariat se répande dans la société et représente une forme d’émancipation, le moyen d’échapper à la surveillance de la communauté et des familles, en partant travailler dans les villes. Comme Marx l’avait vu, le capitalisme fut en même temps un formidable outil de libération et d’exploitation. Le mariage d’amour a pour corrélat le divorce, porte de sortie indispensable, et la laïcité, la liberté de choix, pour qui n’est plus soumis à la tutelle du prêtre et du clocher.
Saluant au passage la figure de Pic de la Mirandole, expliquant l’histoire d’Ulysse et l’épopée de Gilgamesh, Ferry défend la vision d’une spiritualité laïque. Avec une virtuosité et un talent pédagogique, incontestable, il allie profondeur et clarté, refusant de céder au défaitisme dominant sans se dissimuler l’ampleur des défis qui nous attendent. »
par Pascal BRUCKNER – LE NOUVEL OBSERVATEUR |
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